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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 17:41

57299667 p

 

 

 

 

Il y avait bien longtemps que je ne vous avais proposé de livre, n’ayant rien lu de franchement transcendant ces derniers temps.

Là, par contre, ça vaut le coup

Le 4e de couverture : Un fait divers dans une banlieue résidentielle de Boston passionne les médias. Sandra Jones, jeune maîtresse d’école et mère modèle, a disparu. Seul témoin : sa petite fille de quatre ans. Suspect Nº1 : son mari Jason.

Dès que l’inspectrice D.D. Warren pénètre chez les Jones, elle sent que quelque chose cloche : les réticences de Jason à répondre à ses questions, son peu d’empressement à savoir ce qui a bien pu arriver à son épouse "chérie"… Tente-t-il de brouiller les pistes ou cherche-t-il à protéger sa fille, à se cacher ? Mais de qui ?

C’est un très très bon polar, de ceux qu’on commence et qui vont vous prendre une nuit blanche. On se pose beaucoup de questions sur tous les protagonistes, qu’ont-ils à cacher ? L’intrigue est menée de bout en bout, aucune longueur, le dénouement n’est absolument pas prévisible et pourtant incroyablement cohérent.

A mettre d'urgence dans votre liste de livre à lire!

 

 

 

 

 

 

 

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 17:38

tu_ne_te_souviendras_pas.jpg 

 

Me revoilà avec une critique livre, ça faisait bien longtemps. Je vous avoue que de tout ce que j’ai lu ces derniers mois, il n’y a pas grand-chose qui méritait un article.

Sauf « Tu ne te souviendras pas ». Il fait partie de la longue lignée de polars dévorés en quelques heures.

 

Je vous mets le quatrième de couverture, piqué sur le site de l’Archipel :

Depuis la disparition de son fils, le couple de Robert Stern, célèbre avocat berlinois, a volé en éclats. Un soir de pluie, l'une de ses anciennes maîtresses lui donne rendez-vous dans une friche industrielle désaffectée, à l'écart de la ville.
Elle est accompagnée de Simon, 10 ans, atteint d'une tumeur au cerveau et, surtout, convaincu d'avoir été un assassin dans une vie antérieure Impensable ! Et pourtant, sur les indications du jeune garçon, Robert le cadavre d'un homme que Simon prétend avoir assassiné quinze ans plus tôt à coups de hache
Quelques jours plus tard, Robert reçoit un étrange coup de fil. Une voix masquée lui annonce que l'enfant qu'il croyait avoir perdu dix ans plus tôt est en réalité bien vivant. Cependant, pour le retrouver, il va devoir d'abord découvrir qui a commis les meurtres dont s'accuse Simon.

Quand j’ai lu le pitch, ma première pensée a été « qu’est-ce que c’est que cette histoire tordue ! ». Et pourtant, l’histoire est incroyablement maîtrisée, on éprouve beaucoup d’empathie pour les personnages, qui sont autant attachants que répugnants. Les chapitres sont courts et haletants, j’ai vraiment eu du mal à lâcher ce bouquin ! L’intrigue est complexe, mais juste assez pour mettre les neurones à rude épreuve, sans pour autant céder à la facilité.

 

Par ailleurs, j’ai eu l’agréable surprise de constater que le polar allemand ne s’arrête pas aux épisodes de Derrick. C’est le premier auteur contemporain allemand que je découvre, et je pense qu’il est à suivre !

 

 

 

Pour les curieux(ses), le premier chapitre est à télécharger ici

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 18:32

On change de ton aujourd'hui, on est pas dans les polars pour une fois.

 

Je vais vous parler du livre de Marie, Marie de ce blog, Marie qui décrit sa vie quotidienne avec beaucoup d'humour.

Marie, ça pourrait être moi, même âge, quasi les mêmes mensurations.

En lisant son blog ou son livre, j'ai un peu l'impression de lire ma vie.

Un petit livre qui fait du bien, bourré d'anecdotes criantes de vérité, et pour cause...

 

Marie raconte sa vie, avec des chapitres truculents, sa visite chez le nutritionniste, le chapitre "le sport ne m'aime pas"....Elle raconte avec humour sa vie quotidienne, le chemin qu'elle a parcouru jusqu'à l'acceptation. Le regard des autres, des adultes, des enfants. C'est parfois cruel, souvent drôle, parce qu'elle a pris le parti d'en rire.

Une vraie bouffée d'air frais pour toutes celles qui, comme moi, débordent d'un peu partout.

 

J'ai particulièrement aimé le passage sur les sites communautaires, qu'elle décrit avec une plume bien réaliste. On y va parce qu'on se retrouve entre rondes, on y reste parce qu'on trouve qu'on a des points communs au-delà des kilos, on dévoile (trop) sa vie, puis finalement on s'en va, parce que la vie n'est pas (que) sur le net.

 

C'est un livre rigolo, qui fait prendre conscience que toutes les rondes ont les mêmes problèmes, problèmes que les "non concernés" n'ont pas forcément conscience

Je suis ravie du recul qu'elle prend sur elle-même, sur les démarches qu'elle a entrepris pour s'accepter.

 

Je vous recommande à tous, sans restriction de poids ou de taille (lol), la lecture de ce petit bouquin. Au-delà de la rondeur, c'est un livre sur l'acceptation de soi, au sens XXL du terme.

 

Ça m'a donné envie de vous écrire un article dans le même ton que le livre, à suivre, demain ou après-demain!

 

fond4mariecadrezebre-2_copie.jpg

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 18:00

Bon tout d'abord, je présente mes excuses. J'avais moyennement aimé Leviatemps, et j'avais peur d'être déçue par la suite. Et bien à ma grande joie, je m'étais trompée!

 

Le requiem des abysses est tout simplement génial. Je retrouve l'écriture dont j'étais amoureuse il y a quelques années. Le style incisif, intransigeant. L'intrigue est rondement menée, on est bien moins dans la description que dans Leviatemps, beaucoup plus dans l'action. En même temps, on connaît déjà les personnages, donc c'est plus simple aussi d'entrer dans le vif du sujet!

 

On quitte les tenues parisiennes pour rejoindre la vie à la campagne, au milieu du Vexin, au milieu des croyances populaires. Et on retrouve les meurtres horribles (oui oui, ceux qui font qu'on aime Maxime), avec moult détails bien glauques et bien dégueulasses... On se perd dans les pistes de la campagne, on se perd dans l'esprit de Guy, dans les volutes de la fumée des cigares...

Je trouve que notre cher Maxime s'est bien en abyme avec le personnage de Guy et dans le dyptique du Leviatemps en général. Au-delà de l'amateur de cigares et d'horlogerie (avec une mention spéciale pour le passage sur le tourbillon), on retrouve le personnage tourmenté entre ses délires d'écrivain et la réalité.

Certains passages où Guy affirme contempler les abysses de l'être humain font froid dans le dos. J'imagine Maxime avec les même tracas, réussissant à sonder la noirceur la plus profonde de l'âme humaine, et à la retranscrire en son montre de chair et de temps.

L'intrigue va vite, très vite, jusqu'au moment où on s'aperçoit (à peu près en même temps que le héros, d'ailleurs) qu'on s'est laissé totalement berner. Et là je crie au génie!

Je crie au génie parce que pendant les 300 premières pages, on est embarqués dans l'enquête sur les meutres du Vexin. Et on se retrouve au pied du mur, face au Léviatemps. Retour arrière... En imbriquant aussi parfaitement ces 2 histoires, il les sublime toutes les 2, on arrive à l'accord musical parfait, ou, pour reprendre la thématique du dyptique, un engrenage parfait.

 

La dernière partie du livre est à couper le souffle. J'ai eu l'impression de retenir ma respiration pendant les 150 dernières pages, d'avoir le coeur qui battait au même rythme que celui de Guy!

 

J'en serais presque frustrée qu'il n'y ait pas de suite, mais tout se termine si parfaitement, tout est sous contrôle, toutes les portes ouvertes dans Léviatemps y sont bien refermées.

L'épilogue (épitaphe au demeurant) est juste sublime, le parallèle entre le XXe siècle naissant et mourant est un régal.

 

Je déclare une nouvelle fois mon amour inconditionnel pour cet écrivain de talent!

 

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 19:00

Après la légèreté de l'open space, retour dans les noirceurs abyssales de l'esprit humain...

 

Trevor Lucas est un chirugien esthétique accusé d'avoir assassiné sauvagement ses 4 victimes. Le psychiatre Frank Clevenger travaille avec les forces de police et est le seul à connaître le secret de Lucas. Et pour cause, il connaît le véritable assassin et va s'efforcer de faire innocenter Lucas.

 

Tout s'accélère lorsque Lucas bascule dans la folie en prenant en otage tout un étage de l'hopital psychiatrique, où il est décidé à soigner les malades en ôtant les parties possédées des patients. Sa monnaie d'échange? Faire rentrer Clevenger dans l'hôpital. Et lui donner 24 heures pour trouver ce qu'l l'a rendu comme ça.

 

Dit comme ça, c'est brouillon, c'est fouillis, ça donne pas envie. Mais l'intrigue est tellement complexe qu'il est difficile de la résumer en quelques lignes.

 

Le style de l'auteur est extrêmement dense, les deux tiers du livre se déroulent en 24 heures, on s'embourbe entre les atrocités faites par Trevor, la noirceur de l'âme de Clevenger, son don pour se mettre dans des situations pas possibles...

Une originalité rédactionnelle comme on en trouve peu (ah si, chez Salinger...), on ouvre le livre à un moment de vie du "héros", on le referme 48 heures plus tard. On ne sait pas ce qui se passe ni avant, ni après.

 

Ce livre est une épreuve à lire, il est extrêmement bien fait, toutes les portes ouvertes se referment une à une, c'est un petit bijou dont on ne sort pas indemne.

Il pourra sembler difficile à lire, ça manque parfois de fluidité, et si on rate un paragraphe par inattention, on perd un vrai morceau de l'histoire, c'est le seul bémol que je donnerai à ce bon bouquin.

 

  psychokiller

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 18:20

2005-12-07_leblogdemax.jpgEncore une fois, un livre pas très frais, déniché au hasard de mes pérégrinations dans la communauté Emmaüs du coin...

 

Mon instinct ne m'a pas trompée. Une histoire acide et satyrique comme je les aime!

Evidemment, ça change de mes polars habituels, mais ça fait du bien de lire des méchancetés bavées sur le dos de ses collègues!

 

Max, on ne sait pas trop quel est son métier dans l'entreprise, pas sûre que lui le sache vraiment... Il est entouré de spécimens tous plus caricaturaux les uns que les autres, et pourtant tellement proches parfois de nos voisins de cloison. Entre les commerciaux de l'open space désignés par des numéros, la RH shootée aux anti-dépresseurs, la secrétaire sadique, la stagiaire bombasse, le collègue aloccolo qui passe sa journée à télécharger des photos pornos et la standardiste mono-neuronée; les jours se suivent et se ressemblent dans cette petite boîte.

Jusqu'au jour où débarque l'AUDITEUR, aka MégaMan, 100% mécanique...

 

Max va dépenser beaucoup d'énergie acide à faire foirer tous les plans de MégaMan, et brasser beaucoup d'air à faire croire qu'il travaille.

 

C'est une chronique au vitriol de la vie quotidienne en entreprise, croquée par petits paragraphes extrêmement jubilatoires!

Très drôle et très cynique.

A lire!!

 

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 19:54

J'ai une affection particulière pour les romans de DVC (oui là, je fais la fainéante, c'est trop long à écrire ).

Je me revois du haut de mes 16 ans devant une émission de LCI où il était invité. Il parlait de "La Demi Pensionnaire". Je me souviens encore avec émotion de la couverture bleue que je tenais fébrilement dans feu la librairie Daelman à Compiègne, un jour de juin.

Je me souviens avoir dévoré ce roman, avoir été embarquée dans des émotions que je ne comprenais pas encore, quelle joie ce livre m'a apporté.

 

Et puis, je suis restée en stand-by. Lectures obligatoires ont eu raison de mon coup de coeur de l'époque. Je retrouverai DVC plus tard, au détour d'une brocante, ou je rencontrerai "l'éducation d'une fée". Il y aura Cheyenne, aussi.

 

Et plus récemment, "l'évangile selon Jimmy". Je les ai tous aimé, avec plus ou moins de vigueur, mais toujours lu avec autant de facilité. J'ai souvent détesté l'auteur pour les choix qu'il fait parfois prendre à ses personnages, et sa manière de nous interroger l'air de rien.

 

Et récemment, j'ai déniché "Attirances". 4e de couverture :

 "Un écrivain harcelé par l'étudiante qui lui consacre une thèse, un peintre qui s'accuse de tuer les femmes à distance avec ses pinceaux, une maison qui envoûte jusqu'à la folie ceux qui s'y attachent... Faut-il résister à l'attirance ? Et si l'on y cède, est-ce pour se fuir ou pour se retrouver ?
Liées par un même secret, l'histoire de trois passions vénéneuses où culmine le talent d'un des plus grands auteurs français d'aujourd'hui." (© Albin Michel)

 

Est ce un roman, un recueil de nouvelles? Au-delà de l'attirance, quel est le lien entre nos protagonistes? Comment définir l'attirance, à quel moment vire-t-elle à l'obsession? Quelle est la limite à ne pas franchir? Jusqu'où peut-on aller? Doit-on être égoïste, ou protéger les notres?

 

J'ai aimé ce livre, comme j'aime DVC, comme j'ai aimé tous ses romans qui sont passés entre mes mains. Une attirance, sans doute!

 

 

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 20:15

Et si...?

 

Et si j'avais fait autrement, comment serait ma vie aujourd'hui?

Que le premier qui ne s'est jamais posé cette question me balance à la tête l'Encyclopedia Universalis en 26 volumes (même pas peur).

Cette question, Jillian se la pose lorsque son amie lui apprend que son ex va se marier. Elle et sa vie bien rangée, visiblement ennuyeuse, avec un mari absent et un rôle de mère au foyer (désespérée?) bien trop prenant.

 

Et, coup du sort, elle se retrouve projetée 7 ans plus tôt, avec la possibilité de reprendre son ancienne vie, son ancien job, son ancien mec...Tout en connaissant les tenants et les aboutissants, les défauts, les qualités; avec l'oeil sage de la femme de 35 ans dans le corps de celle qui en avait 27.

 

Evidemment, chaque décision qu'elle va prendre modifiera son futur, et celui de ses proches, amis, famille, collègues...

Ce livre est une jolie allégorie sur l'inutilité du regret, la facilité que l'on a d'occulter ses propres erreurs, d'oublier pour quelles raisons on a pris (ou pas) telle ou telle décision.

Un petit roman qui ne se prend pas la tête et qui n'a surement pas pour vocation de se vouloir moralisateur, mais est tout de même apaisant.

 

Un petit roman qui se lit bien, et qui fait du bien.

 

Et-si--_---Allison-Winn-Scotch.jpg

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 11:18

 

Tiens, aujourd'hui pas de critique de livre, mais plutôt un constat sur un auteur.

 

J'ai découvert cet auteur brésilien en seconde, autant dire que notre relation ne date pas d'hier. Evidemment, j'ai commencé par "L'Alchimiste". En voila un livre bien particulier. Je ne saurais même pas dans quelle catégorie le ranger. Il est considéré comme un "conte philosophique".

Ce livre, on aime ou on déteste. On peut décrier la vision simpliste voire ultra optimiste de l'auteur. Mais pour moi, c'est un livre qui fait du bien. On peut reprocher l'omniprésence des références religieuses, mais si on passe outre, on trouve une histoire qui résonne dans l'inconscient de tous. Le bonheur est le chemin...

Dans la foulée de l'alchimiste, j'en ai lu beaucoup d'autres, jusqu'à saturation.

Il est bien gentil Paolo, mais l'optimisme forcené, ça va un moment. Quel que soit le thème de son roman, on est un peu au pays des Bisounours. Tout va bien, et si tu y crois très très fort, ça ira encore mieux. Soit.

Ses livres ont eu un fort impact sur moi durant mon adolescence, mes tourments de l'époque n'y sont surement pas étrangers. Quoi qu'il en soit, j'ai relu récemment l'Alchimiste (pour la 20e fois au moins), et je ne sais pas si c'est moi qui suis désabusée, mais je n'y trouve plus cette magie que j'ai pu y trouver autrefois.

Je me suis peu à peu éloignée de son univers, où alors j'ai vieilli. Celui qui a achevé le règne de Paolo, c'est "le manuel du guerrier de la lumière". Déjà le titre est un peu lol quand même.

Je ne me rappelle plus vraiment du contenu, mais le ton péremptoire m'avait fortement agacé. Et puis si le salut était dans la prière, ça se saurait...

Dans le coup, je vous l'annonce officiellement, Paolo et moi, c'est fini.

 

J'attends de trouver un bouquin qui me fera le même effet que l'alchimiste il y a près de 15 ans. Mais peut-être suis-je trop exigeante?

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 22:05

Alors là je m'attaque à du lourd, je sais.

Ce livre est une référence depuis les années 50 où il a été écrit. Fan d'Indochine, je me demandais bien qui etait Salinger à qui Nicola Sirkis voulait offrir des fleurs. La curiosité aidant, j'ai découvert qu'il était l'auteur de "L'attrape-coeur". Livre ô combien subversif puisqu'il a été retrouvé sur Mark Chapman le jour où il a assassiné John Lennon.

 

Je me suis demandée ce qui faisait que ce livre était si particulier. Donc, direction Cultura un samedi d'errance pour acheter le fameux chef-d'oeuvre.

Je me demande bien ce qu'il m'a pris.

 

Déjà, le livre de poche est tout petit, 252 pages. J'ai été désarmée par l'écriture, un argot bien particulier. Un style quasi aussi décousu qu'Orange Mécanique (autre chef d'oeuvre qui a eu ma peau). Je me suis quand même accrochée pour le finir.

2 options, soit je suis blasée, soit je suis passée totalement à coté du livre.  En effet, les sujets choquants, l'errance, la prostitution, l'abandon de l'école, la violence, ne m'ont pas du tout perturbée. Je n'ai pas eu le moindre soupçon d'empathie pour notre anti-héros, je n'ai vu là qu'un gamin capricieux qui fait le fier mais qui craint papa maman.

 

Certainement qu'en replaçant la petite histoire dans la grande Histoire, effectivement, le propos devient plus choquant. A l'heure actuelle, ce livre n'a certainement plus cet effet "coup de poing" qu'il a pu avoir il y a 60 ans. Probablement parce que la dérive d'Holden nous devient trop familière, les aspects choquants de l'histoire sont devenus d'une banalité sans nom.

Ce livre est une désillusion totale, c'est une errance, ni plus ni moins, une tranche de vie, 4 jours à osciller entre doutes, certitudes, désespoir. C'est une question ouverte, avec toutes les réponses possibles, les meilleures comme les pires.

 

J'avoue que ce livre m'a vraiment laissée sur ma faim, je ne sais toujours pas quoi en penser, si je dois crier à l'arnaque ou pas. Je n'ai même pas envie de le relire, non pas qu'il m'ait dérangé, mais je n'ai pas trouvé d'intérêt à l'histoire. Ou je ne suis pas encore assez folle pour suivre Holden dans ses délires...

 

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